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Espèces exotiques envahissantes

L’introduction d’espèces exotiques envahissantes est l’une des causes majeures d’atteintes à la biodiversité au niveau international.

Problématique

Qu’est-ce qu’une espèce exotique envahissante ?

Une espèce exotique envahissante est une espèce exotique, dite aussi allochtone ou non indigène, dont l’introduction par l’homme, volontaire ou fortuite, sur un territoire menace les écosystèmes, les habitats naturels ou les espèces indigènes avec des conséquences écologiques, économiques et sanitaires négatives. Le danger de ces espèces est qu’elles accaparent une part trop importante des ressources dont les espèces indigènes ont besoin pour survivre, ou qu’elles se nourrissent directement des espèces indigènes. Les espèces exotiques envahissantes sont aujourd’hui considérées comme l’une des principales menaces pour la biodiversité.

La métropole également concernée

De par sa diversité de climats et de milieux, sa position de carrefour géographique en matière de flux de marchandises et de personnes entre l’est et le sud de l’Europe, le territoire métropolitain est fortement touché par la présence d’espèces exotiques envahissantes.

Introductions volontaires (comme le ragondin Myocastor coypus ou le vison d’Amérique Neovison vison, pour l’exploitation de leur fourrure) ou fortuites (comme le frelon asiatique à pattes jaunes Vespa velutina ou jussie rampanteLudwigia peploides), certaines espèces causent des dommages importants aux écosystèmes et peuvent avoir des impacts économiques et sanitaires importants, notamment sur les activités agricoles et forestières. À ce jour, aucune disparition d’espèce liée à la présence d’espèces exotiques envahissantes n’a été constatée en Europe, mais la menace est réelle au regard de possibilités d’hybridations fertiles entre espèces indigènes et espèces exogènes proches : c’est le cas notamment de l’érismature à tête blanche Oxyura leucocephala, espèce de canard plongeur aux effectifs très réduits en Europe et Asie centrale, qui s’hybride avec l’érismature rousse Oxyura jamaicensis, espèce nord-américaine importée à des fins décoratives, ou bien du vison d’Amérique avec le vison d’Europe Mustela lutreola.

Selon l’Observatoire national de la biodiversité, les espèces envahissantes progressent à raison de six espèces supplémentaires par département tous les dix ans en métropole. Outre-mer, 60 des 100 espèces considérées par l’UICN comme les plus envahissantes sont déjà présentes. Le coût annuel des espèces exotiques envahissantes a été estimé à 38 millions d’euros par an par le Commissariat général au développement durable (CGDD) pour ce qui concerne la France. Et entre 9 et 12 milliards d’euros au plan européen selon une étude de l’Institut pour une politique européenne de l’environnement (IEEP).

Leur détention, transport vivantes, introduction volontaire ou non dans le milieu naturel sont strictement encadrés par un nouvel arrêté ministériel en date du 14 février 2018.

SOURCES / Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire et Actu-environnement.com